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heodore William Richards était professeur à l'Université de Cambridge (Massachusetts) depuis 1901 et a reçu le prix Nobel de chimie en 1914 pour ses déterminations précises de la masse atomique.

Richards a été le premier à montrer par analyse chimique qu'un même élément pouvait posséder différentes masses atomiques. On lui avait demandé d'analyser des échantillons de plomb natif et de plomb produit par désintégration d'éléments radioactifs. Ses mesures montrèrent que les masses atomiques étaient différentes pour les deux échantillons, ce qui appuyait le concept d'isotopes.

Bien que les déterminations de masses atomiques réalisées par Richards étaient très importantes pour son époque, elles ont été largement remplacées. Les laboratoires modernes utilisent ainsi notamment des spectromètres de masse pour déterminer à la fois les masses et abondances des isotopes. À partir de ces mesures, les masses atomiques moyennes peuvent être calculées, et comparées à celles mesurées par Richards. Les méthodes modernes sont plus rapides et sensibles que celles sur lesquelles Richards devait s'appuyer, mais pas nécessairement moins chères.

Parmi les autres travaux de Richards, on peut citer notamment des recherches sur la compressibilité des atomes, l'électrochimie des amalgames… Ses travaux sur les potentiels électrochimiques à basses températures figurent parmi les études qui ont conduit plus tard au théorème de Nernst (selon lequel la variation d'entropie lors d'une transformation chimique ou physique est nulle au zéro absolu) et à la troisième loi de la thermodynamique, ce qui conduit à des débats animés entre Nernst et Richards.

On doit également à Richards l'invention du calorimètre adiabatique et du néphélomètre, dérivé de ses travaux sur la masse atomique du strontium.

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