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Après s’être avancée jusqu’aux portes de Vienne, la Grande Armée fut bloquée dans l’île Lobau, sur le Danube. Tentant de franchir le fleuve sur des ponts de bois, elle ne parvint pas à percer lors de la bataille d’Essling. Les blessés s’entassèrent dans l’île Lobau.

Meynier n’ayant manifestement jamais vu de champ de bataille, ce tableau est prétexte à peindre de belles académies néoclassiques, et si Napoléon, suivi de Berthier, chef d’état-major de la Grande Armée, vient réconforter les blessés, par le serment il fait corps avec eux. Son attitude n’est cependant guère convaincante. A l’inverse des deux scènes précédentes, qui se situent avant la bataille, celle-ci se déroule après Essling. On notera toutefois la grande science du dessin et de la lumière qui fait toute la qualité de Meynier, l’un des meilleurs peintres néoclassiques, élève de Vincent qui remporta le Prix de Rome en 1789 en même temps que Girodet. L’œuvre est bien supérieure à celles de Gautherot et Debret, ne serait-ce que par l’habileté de sa composition. Il semble toutefois que l’artiste ait été peu convaincu par son sujet, comme de nombreux peintres du temps, plus portés sur l’Antiquité.

Source : histoire-image.org

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