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La bataille de Regensburg, également appelée bataille de Ratisbonne, eut lieu le 23 avril 1809 entre la France et l'Autriche. Elle se termina par la retraite des Autrichiens. Cette retraite permet aux Français de pénétrer dans Vienne, vide d'ennemis, le 12 mai.

L'archiduc Charles, après une succession de défaites en trois jours (dont la dernière à Eckmühl le 22 avril), se retirait sur la rive gauche du Danube, par Ratisbonne. Son infanterie avait déjà passé le fleuve, la cavalerie étant encore sur la rive droite, lorsque Napoléon arriva en face de la ville le 23 avril au matin. Les troupes de Gudin l'attaquent, puis la cavalerie de Nansouty et de Saint-Sulpice la chargent à trois reprises, l'obligeant à passer le fleuve pour se réfugier dans la ville, dans le but de la défendre.

Le prince Charles, archiduc d'Autriche, avait déjà positionné six régiments dans le ville, afin de la défendre. La ville, protégée par une enceinte, et défendue par un fossé et une contrescarpe pouvait résister un certain temps aux attaques des troupes napoléoniennes. Toutefois, l'empereur ne veut pas lui laisser le temps de se réorganiser, et fait battre le rappel de toutes parts, malgré la mitraille et l'artillerie qui part de la ville, et trouve suffisamment dans les villages alentours, des planches, des échelles, tout ce qui peut servir pour un assaut. De son côté, le général Lannes (duc de Montebello), découvre un passage dans un fossé, y entraîne un régiment qui arrive à une poterne, sous les tirs ennemis, et réussit à pénétrer dans la ville. Une partie de la troupe le suit et les troupes autrichiennes, pressées de toutes part, finissent par capituler. Elles fuient de manière si précipitée qu'elels n'ont pas le temps de détruire le pont, les Français pénètrent donc dans la ville, et les troupes de Davout poursuivent les ennemis jusqu'aux frontières de la Bohême.

Les Français vengeaient ainsi l'affront fait 3 jours plu tôt aux troupes du colonel Coutard qui avaient dû capituler face aux Autrichiens. Ceux-ci, en s'enfuyant, n'ont même pas eu le temps d'emmener leurs prisonniers, et le 65e RI fut ainsi libéré. ne ruse du colonel qui réussit à le cacher. Ils purent ainsi le présenter fièrement à leur empereur.

Napoléon passa les troupes en revue devant Ratisbonne, et distribua des médailles et des titres.

La bataille se soldait par la perte de 1500 à 2000 hommes côté français, contre 6000 morts, blessés ou prisonniers parmi les Autrichiens.

Source : genealogihistoiredesfamilles.over-blog

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