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Le Conseil des Cinq-Cents est l'une des deux assemblées législatives françaises du Directoire, avec le Conseil des Anciens. Elle est instituée par la Constitution de l'an III, adoptée par la Convention thermidorienne le 22 août 1795, et entre en vigueur le 23 septembre 1795. Le Conseil des Cinq-Cents siège dans la salle du Manège située dans l'actuelle rue de Rivoli à partir du 9 octobre 1795, puis au Palais Bourbon à partir du 21 janvier 1798.

La Constitution de l'an III met en place un pouvoir législatif bicaméral, qui comprend :

-Le Conseil des Cinq-Cents, chambre basse ou assemblée législative de première instance ;

-Le Conseil des Anciens, chambre haute, qui examine les textes de lois en seconde lecture.

Lorsque le général Bonaparte arrive à Paris le 16 octobre 1799, la situation a bien évolué depuis son départ pour l’Égypte en mai 1798. Il retrouve une ville où de nombreux complots se trament contre un Directoire ruiné et considérablement affaibli :

– sur le plan intérieur, par la Conjuration des Égaux menée par Babeuf, l’insurrection de Vendée, la défection du général Pichegru à la solde des royalistes ;

– sur le plan extérieur, par la Deuxième Coalition contre la France.

Le directeur Sieyès, comprenant qu’il ne pourra pas réviser la Constitution de façon à donner davantage de pouvoir à l’exécutif, décide de fomenter un coup d’État dont Bonaparte doit être le « sabre ».

Les journées des 18 et 19 Brumaire, ils tentent de s’emparer du pouvoir, non sans peine, Bonaparte étant agoni d’insultes par les députés des Cinq-Cents, qui veulent le mettre hors-la-loi.

Apprenant cela, il prend la tête d’un détachement de grenadiers, avec quelques fidèles comme les généraux Murat et Leclerc, et pénètre dans l’Orangerie où siègent les Cinq-Cents. Une fois dans l’assemblée, Murat prononce laconiquement « citoyens, vous êtes dissous » avant de continuer « foutez-moi tout ce monde dehors ! » après la réticence virulente de certains députés. À 21h au soir, le Directoire n’est plus : le coup d’État est un succès.

Après le coup d'État du 18 brumaire qui met fin au Directoire, le Conseil des Cinq-Cents est dissous par Bonaparte. Le Tribunat reprend une partie de ses attributions.

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