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Moresnet Neutre


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Le 26 juin 2016 a été fêté le bicentenaire de la signature du Traité des Limites entre les Pays-Bas et la Prusse, traité consacrant la naissance du territoire contesté de Moresnet neutre. En ce début de XXIème siècle, une littérature plus ou moins fournie a vu le jour au sujet de ce pan de terre d’à peine 350 hectares, notamment dans la sphère libertarienne des États-Unis. Certains ont affirmé que Moresnet neutre constituait une communauté sans gouvernement central, sans taxes, qui avait sa propre monnaie et qui mettait en concurrence deux justices différentes. D’autres ont répliqué qu’il s’agissait plutôt d’un exemple typique de capitalisme de connivence. 

Moresnet neutre n’était pas un État, puisque dépourvu de souveraineté.

Moresnet neutre n’était pas plus une anarchie, puisque soumis au bon vouloir de deux souverains absolus.

Moresnet neutre n’était pas non plus un condominium. Si d’aucuns ont affirmé le contraire il y a un siècle, d’autres l’ont contesté, à raison. Le condominium implique en effet la reconnaissance, par les États qui en font partie, des droits que possèdent les autres États concernés sur le territoire en question. Or, dans le cas d’espèce, tant la Prusse que les Pays-Bas, puis la Belgique, revendiquaient la pleine propriété du triangle.

De nos jours, de nombreuses bornes frontières sont toujours en place, en particulier à flanc de Vaalserberg, dans la Preuswald ("Forêt de la frontière"). Au nord de l'ancienne frontière Moresnet-Prusse, le chemin forestier qui conduit au sommet du Vaalserberg s'appelle toujours Viergrenzenweg ("Chemin des Quatre Frontières").

Source : Wikipedia


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