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Les cavaliers de poste, appelés plus tard aussi postillons, devaient être âgés de plus de 18 ans à l'époque, avoir un bon style de vie et de bons certificats. Pour les distinguer des autres cavaliers, ils devaient "utiliser la livrée, l'écu et les armoiries ainsi que la corne de poste dans le costume habituel".

Les postillons ont prêté serment à leur souverain respectif. En uniforme complet, ils jouissaient de certains privilèges, tels que le droit de passage sur les autres diligences, le droit à l'assistance en cas d'accident et le passage sans arrêt aux portes et aux péages.

Ci-dessus, trois des plus belles représentations de postillons se trouvent sur les timbres émis le 12 octobre 1942 à l'occasion du Congrès postal européen, qui se tenait alors à Vienne. Conçus par E. Meerwald, les timbres présentent :

- 3 + 7 Pfennigs : carte de l'Europe et postillon soufflant dans son cor ;

- 6 + 14 Pfennigs : globe terrestre avec carte de l'Europe clairement visible et postillon à cheval ;-

 12 + 38 Pfennigs : postillon à cheval soufflant dans son cor.

En octobre 1942, le Congrès postal européen est ouvert au Palais du Reichspost allemand à Vienne en présence des représentants de 18 pays par le ministre de la Poste du Reich Ohnesorge et également au nom du ministre italien des Transports, Host-Venturi.

Le timbre de la Journée du timbre 1955, émis le 27 octobre dans une édition de 750 000 exemplaires, montre un postillon de campagne prussien datant d'environ 1760 - on le voit revenir fatigué et épuisé d'une longue chevauchée - ; le timbre de la Journée du timbre 1957, émis le 23 octobre dans une édition de 2,5 millions d'exemplaires, montre un postillon de la Reichspost impériale allemande de 1897 à l'allure très sûre de lui, portant un uniforme qui a été utilisé jusqu'en 1925.

Les devoirs et obligations du postillon étaient réglementés dans de nombreuses ordonnances et instructions de service. Les postillons qui se sont rendus coupables d'irrégularités ont été punis de lourdes amendes, voire d'une révocation. Par exemple, un décret très strict du chef de poste grand-ducal de Baden datant de 1842 stipulait : "Toute personne qui ne souffle pas correctement dans le cor ou qui fait claquer le fouet sera condamnée à une amende de 12 kreuzers".

Les postillons étaient particulièrement protégés contre les attaques des voyageurs. Le règlement postal de Hesse de 1788 interdit expressément de battre le postillon, de le poignarder avec des couteaux ou de le forcer à rouler dangereusement vite.

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