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Après la fin de la seconde guerre mondiale, le GVF (Grazdahnskovo Vozdushnogo Flota) demanda un appareil de plus petite capacité que le Li-2, capable d'emporter 10 passagers sur 800 km à une vitesse de 290 km/h. Il devait être propulsé par 2 Shvetsov ASh-21 en étoile de 700 chevaux.

Yakovlev fut chargé de répondre à ces spécifications en février 1946. Le planning prévoyait que le prototype serait prêt au 1er novembre de la même année, mais la charge de travail déjà conséquente de Yakovlev fit que l'appareil ne fut pas prêt avant février 1947. La vitesse au niveau de la mer était désormais prévue à 350 km/h et les militaires voulaient, pour leur version, une tourelle dorsale pourvue d'une mitrailleuse.

L'appareil, désigné Yak-16, reprenait la configuration générale du Li-2. Son fuselage était semi-monocoque et recouvert de métal. 2 prototypes furent construits. Le premier, souvent désigné Yak-16-I, prit son envol le 24 septembre 1947 avec Fyodor L. Abramov aux commandes. Ses moteurs actionnaient une hélice bipale VISh-11V-20. Il montra d'excellentes qualités de vol, et pouvait continuer à monter avec un seul moteur. Il effectua ses essais d'acceptation en 1948.

Le second prototype était destiné aux militaires et fut désigné Yak-16-II. Il était équipé d'une tourelle dorsale UTK-1 pourvue d'une mitrailleuse Berezin UBT de 12,7 mm. Le plancher de la cabine était renforcée, la dérive agrandie, et le fuselage légèrement agrandi. Ses moteurs actionnaient une hélice tripale V-511 en forme de cimeterre. Il pouvait emporter 10 soldats, 7 parachutistes, 6 blessés et un aide-soignant ou 3 palettes TsDMMM-120. Il disposait d'une large porte de chargement sur le côté gauche du fuselage.

Les tests d'usine eurent lieu en avril 1948 et furent rapidement suivis des tests étatiques. L'empennage horizontal dût être agrandi et un système de dégivrage rajouté. De nouveaux tests étatiques permirent d'approuver sa mise en production.

Cependant, il se heurta à la concurrence de l'An-2, estimé plus polyvalent et plus souple d'emploi. Le fait qu'il n'ait pas été retenu par Aeroflot joua en sa défaveur lors de démarchages à l'exportation. Yakovlev et l'usine 464 employèrent les 2 appareils pendant un temps.

Source : avions militaires.net

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