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Né d’un père menuisier, le jeune Claude accompagne son père qui travaille chez le constructeur d’avion Bernard à la Courneuve. Plus tard il sera diplômé maquettiste, dessinateur – projeteur et entre à la SECA à Pantin où il participe à la construction des Lignel 30 « Mistral » (construits en bois). Puis il entre à la CAPRA (qui deviendra plus tard la MATRA) ou il construit des maquettes grandeur d’aménagement d’avions de chasse. Il travaille également sur les bombardiers LeO 45, CAPRA R-80 et 90. Passé à la MATRA il suit le bureau d’étude délocalisé à Pau, pour cause d’invasion Allemande, où il construit des maquettes de soufflerie.

Au rassemblement de Montargis, Piel qui présente son CP 20 est très entouré, il fait une confidence : je compte faire le même …. en biplace !  cette information fait sensation, Piel qui est un homme de parole, commence dans la foulée l’étude d’un biplace extrapolé de son Mini-Spitfire, ce sera le CP 30 (le N° qui manquait à la série) et il aura pour nom de baptême : Emeraude…D’où la couleur vert du proto (le nom fut tiré au sort par la main de la nièce de Claude). L’avion rencontrera un énorme succès et sera le point de départ d’une longue lignée… 

Mais Piel ne le sait pas encore ! L’étude préliminaire du CP 30 débute fin 51. Piel, qui a maintenant acquis une solide connaissance de la conception et de la construction d’avions léger avec les Boisavia 50 et 60, le CP 10, le CP 40 et son petit dernier le CP 20, aborde avec confiance la conception de ce nouvel avion.

Calculer et construire un biplace est autrement plus complexe que concevoir un petit monoplace…

Le travail de conception et calcul du prototype prendront près de 3 années. Il est vrai que la menuiserie, la construction de 2 Boisavia Chablis pour des copains, et d’un Donald ont forcément ralenti les opérations. Ce n’est qu’à la mi-53 que la construction commence à Bobigny, aidée par plusieurs copains, dont Yves Chasle, qui à réalisé une partie des calculs et Robert Denize, un ami fidèle de Claude. D’où les petites lettres DPA peintes sur le fuselage (pour Denize-Piel-Aviation), une collaboration qui allait durer jusqu’à fin 1955.

Source : acaatlantique

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