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Michel Joseph Calixte Marie Coiffard, dit « l'homme aux 34 victoires », (16 juillet 1892 à Nantes - 29 octobre 1918 à Bergnicourt (Ardennes)) est un des as de l'aviation de la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle il remporte 34 victoires aériennes homologuées, sur des ballons d'observation allemands (Drachen) pour la plupart.

Lorsque la Grande Guerre éclate, Coiffard s'engage dans l'infanterie. Affecté pendant un temps au 13e bataillon de chasseurs alpins, il sera blessé à plusieurs reprises et décoré de la Médaille militaire, le 29 mai 1915. Réformé, il accepte mal cette situation et use de stratagèmes pour continuer à se battre. Sa demande de transfert dans l'aviation lui est accordée, le 4 janvier 1917. Le 19 avril, Coiffard reçoit son brevet de pilote militaire et, le 28 juin 1917, il intègre l'Escadrille 154, volant alors sur des SPAD.

Le 5 septembre 1917, il remporte sa première victoire en abattant un Albatros allemand au Catelet, près de Saint-Quentin.

Le 30 juin, l'Escadrille 154, qui vole désormais sur des avions Nieuport, se trouve basée près de Reims et Coiffard collabore à la destruction de nombreux Drachen et obtient enfin le titre d'as (5 victoires homologuées). En juillet 1918, Coiffard se voit remettre le commandement de l'Escadrille N 154, rebaptisée SPA 154, depuis quelle a été dotée des nouveaux SPAD de chasse, en remplacement des Nieuport. Il baptise son avion Valentine.

À la tête de son Escadrille, il accumule les victoires, principalement sur les aérostats de l'adversaire. Coiffard fête sa vingt-troisième victoire le 11 août, en abattant en collaboration avec Jacques Ehrlich un nouveau ballon d'observation.

Il est tué le lundi 28 octobre 1918. Ce jour-là, l'Escadrille SPA 154 est en mission de protection d'un avion de reconnaissance, lorsqu’une patrouille de Fokker D.VII, lui barre le passage. Coiffard donne le signal de l'attaque à ses hommes, mais seul son équipier Théophile Condemine l'a aperçu. Les deux Français sont dès lors isolés du reste de l'Escadrille 154 et s'enfoncent dans les lignes adverses.

Se battant avec l'énergie du désespoir, ils parviennent toutefois à détruire chacun un appareil ennemi ; mais dans cette terrible mêlée, le leader de la SPA 154 est mortellement touché par deux balles, l'une dans la cuisse et l'autre dans la poitrine.

Malgré ses blessures, Coiffard parvient à se poser derrière les lignes amies. Il décède dans l'ambulance  du 1er Corps de la Coloniale à Bergnicourt (Ardennes).

Michel Coiffard venait d'avoir 26 ans et son palmarès s'élevait alors à 26 Drachens abattus en collaboration (dont 2 seul) avec ses équipiers et 8 avions, dont 6, abattus par lui seul.

Maurice Boyau, plus tard renommé Joannnès, né le 8 mai 1888 à Mustapha (aujourd’hui Sidi M'Hamed), en Algérie, et mort pour la France le 16 septembre 1918 (à 30 ans) à Mars-la-Tour (Meurthe-et-Moselle, est un as de l'aviation de la Première Guerre mondiale crédité de trente-cinq victoires aériennes homologuées, la plupart sur des ballons d'observation allemands drachens.

Maurice Boyau est mobilisé au 37e régiment d'infanterie coloniale comme simple soldat lorsque la guerre éclate (décret du 1er août 1914) et combat avec lui dans les Vosges. Il est ensuite muté le 26 octobre 1914 au 8e escadron de train des équipages, où il officie comme conducteur d'automobiles, pendant environ un an, avant d'être détaché le 26 novembre 1915 au 1er groupe d'aviation de Longvic, pour suivre une formation de pilote.

Il reçoit son brevet de pilote militaire le 28 novembre 1915 à l'école de pilotage de Buc et est nommé brigadier le 3 février 1916. Ses connaissances techniques et ses talents de meneur d'hommes incitent les autorités militaires à l'affecter comme pilote-instructeur d'abord à l'école d'aviation de Pau puis à celle de Buc où il est détaché le 1er août 1916.

Maurice Boyau remporte ses dix premières victoires aériennes entre mars et septembre 1917, dont six sur des ballons d'observation, ce qui lui vaut l'honneur d'être mentionné dans le communiqué des armées du 10 octobre 1917. Le 1er octobre 1917, il abat un biplace allemand au nord de Champenoux, pour sa onzième victoire et est nommé sous-lieutenant à titre temporaire le 6 octobre. Il est fin 1917 l'as des as français dans la spécialité de la chasse aux ballons d'observation.

Au printemps de 1918, Boyau équipe son SPAD XIII de fusées Le Prieur, des roquettes air-air pour abattre des ballons. Avec cet équipement il continue de remporter un certain nombre de victoires à l'été 1918 : quatre en juin, neuf en juillet, et trois en août.

Entre le 14 et le 16 septembre 1918, il abat ses quatre derniers ballons et porte à 35 le nombre de ses victoires homologuées, ce qui fait de lui le 5e As français de la Grande Guerre.

Il disparaît le 16 septembre 1918 au-dessus de Mars-la-Tour au cours d'un combat aérien dont la victoire est attribuée par les allemands à l'as Georg von Hantelmann du Jasta. Les causes exactes de sa mort demeurent incertaines et Boyau pourrait également avoir été victime de tirs d'artillerie allemands. Ni son avion ni son corps ne sont retrouvés.

Source : Wikipedia

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