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Heinrich Hertz, ingénieur allemand


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Heinrich Hertz, né le 22 février 1857 à Hambourg et mort le 1er janvier 1894 à Bonn, est un ingénieur et physicien allemand renommé pour avoir découvert les ondes hertziennes auxquelles il a donné son nom.

C'est en son honneur que l'unité internationale de fréquence (s−1) a été appelée hertz (Hz).

Au cours de ses expériences sur les oscillations et les ondes électriques, Hertz cherchait à détecter les étincelles électriques comme indices d'oscillations électriques en résonance. C'est ainsi qu'il remarqua que les étincelles étaient amplifiées chaque fois que la bobine se trouvait éclairée par les étincelles d'un autre circuit, et même lorsqu'un tube à ultraviolets était allumé à proximité. Il observa en outre (1887) que le phénomène était particulièrement marqué chaque fois que c'était l'électrode négative (anode) qu'on éclairait ainsi. Ce furent là les premières manifestations, fort modestes, de la photoélectricité.

Il fallait désormais reproduire l'amplification photoélectrique par un appareil plus simple, ce que fit l'année suivante un professeur de l'université de Dresde, Wilhelm Hallwachs (l1859—1922), et caractériser quantitativement l'effet : Ph. Lenard y parvint 11 ans plus tard en utilisant un tube cathodique. Il montra qu'en faisant le vide, l'anode reçoit un rayonnement ultraviolet presque pur, et que ces rayons libèrent plus efficacement les électrons du métal. Cette purification des conditions expérimentales, non seulement constitua la base des recherches sur l'effet photoélectrique dans l'air et les autres gaz, mais elle permit de nouvelles découvertes.

Il faut d'abord rappeler que le phénomène de phosphorescence, connu depuis un siècle, commençait alors à être compris grâce aux travaux de G. Stokes (1853), qui avait établi que, comme dans le cas de la fluorescence, la matière des corps modifie la longueur d'onde du rayonnement incident jusqu'à le restituer sous forme de lumière visible. On avait découvert ensuite en fabriquant du phosphore que la lumière émise par un métal chauffé électrise les corps phosphorescents et modifie la couleur de sa phosphorescence d'une manière spécifique à chaque métal. Cela suggérait déjà que la lumière émise par incandescence d'un métal est liée en quelque façon à une émission électrique ce qui, avec les modèles planétaires de l'atome et la quantification des énergies, a stimulé les recherches sur la théorie de l'émission lumineuse, et joué un rôle central dans l'hypothèse des quantas de lumière formulée par Albert Einstein en 1905.

En 1886, la découverte de l'effet photoélectrique fit sensation ; car si l'on savait depuis trois-quarts de siècle comment électriser des solides ou les éclairer aux ultraviolets, personne ne soupçonnait qu'il y eût dans la conjonction de ces deux phénomènes quelque chose de nouveau à observer. Hertz lui-même n'avait fait cette découverte qu'en reprenant les recherches de Faraday.

Source : Wikipedia

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