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Le tout premier tram est inauguré le 24 avril 1869. Mais pour comprendre son histoire, il faut remonter en 1835. À l'époque, la ligne de train Bruxelles-Malines vient d'être ouverte à la circulation. Moins d'un mois plus tard -nous sommes alors le 6 juin 1835-, la première ligne d'omnibus voit le jour dans la capitale belge. Elle relie la place Royale, la porte de Namur et l'Allée verte. La place Royale, le centre du pouvoir et de l'État est donc raccordée aux lieux des banques. Mais il ne faut pas être pressé : les omnibus (tirés par deux chevaux) ne partent que toutes les 3 heures !

À partir de là, de nouvelles lignes d'omnibus se développent pour desservir d'autres faubourgs : Schaerbeek, Ixelles, Anderlecht et Uccle, notamment. Dans le même temps, le train lui aussi, continue son expansion. Une multitude de petites gares naissent autour de Bruxelles. Les omnibus sont peu à peu délaissés, au profit des trains. Une situation qui va durer plusieurs années. Jusque dans le milieu des années 1860.

Les Bruxellois ont de plus en plus besoin de se déplacer. Aussi bien pour le loisir que pour les affaires. Le 24 juillet 1867, Charles de Waet et le Baron de Bossaert, administrateurs de la Compagnie des omnibus obtiennent l'approbation du bourgmestre de l'époque, Jules Anspach, et mettent au point un tout nouveau réseau. Il s'agit là d'un réseau étoilé de lignes d'omnibus dont chaque extrémité se trouvait au centre d’un faubourg de la ville. Toutes ces lignes passent alors par la Grand-Place où elles sont en correspondance et où se trouve le bureau du contrôle général, à la Maison du Cygne. Progrès oblige : les voitures partent toutes les heures.

Très vite, le riche sénateur Albert Vaucamps reprend le contrôle de ces lignes, qui connaissent déjà un franc succès. Cependant, les conditions de transport ne sont pas bonnes. Notamment à cause des pavés qui font sauter, sans arrêt, les voitures. La fatigue s'accumule, tant pour les chevaux que pour les passagers. Albert Vaucamps choisit donc de changer son système, pour recourir au chemins de fer américains. Comprenez des voitures transportées sur deux rails, mais toujours tractées par deux chevaux. Un gain de facilité et de confort pour tout le monde.

Source : rtbf

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